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septembre 11, 2017

Le Saint-Esprit et le Messie

 [The Holy Spirit and the Messiah]

By Peter Amsterdam

 Généralement, dans l’Ancien Testament, l’Esprit du Seigneur venait ou communiquait uniquement avec certaines personnes et seulement temporairement. Toutefois, des prophéties indiquaient qu’un jour viendrait où le Seigneur déverserait son Esprit abondamment sur tout son people.[1]

 

L'Ancien Testament contient également des prophéties sur le Messie qui devait venir et qui serait revêtu de la puissance de l’Esprit de Dieu et accomplirait de grandes choses au nom de Dieu. Les Juifs ne pensaient pas que le Messie serait le Fils de Dieu, puisqu’ils n’avaient aucune conception de Dieu en tant que Trinité, mais ils comprenaient que le Messie, un roi oint, serait rempli de l’Esprit de Dieu.

 

A propos du Messie, le livre d’Esaïe dit : « Un rameau poussera sur le tronc d’Isaï, un rejeton naîtra de ses racines, et portera du fruit. L’Esprit de l’Eternel reposera sur Lui, et cet Esprit Lui donnera le discernement, la sagesse, le conseil et la force ; Il Lui fera connaître l’Eternel et s’attacher à Lui. »[2]

 

Cette prophétie nous apprend que le Messie serait issu de la lignée de David, le fils d’Isaï, et que l’Esprit de Dieu reposerait sur Lui, c’est à dire que l’Esprit demeurerait sur Lui. Il serait revêtu de sagesse, de compréhension, de l’esprit de conseil, de connaissance, et de révérence de Dieu. Esaïe donna d’autres prophéties sur le Messie, réitérant que l’Esprit de Dieu serait sur Lui.[3]

 

Par la suite, il fut à nouveau prophétisé dans le livre d’Esaïe que l’Esprit de Dieu viendrait dans toute sa puissance sur le Messie, et que ce dernier recevrait l’onction d’accomplir sa mission dans la puissance de L’Esprit de Dieu :

 

« L’Esprit de l’Eternel, du Seigneur, est sur moi car l’Eternel m’a oint pour annoncer aux humiliés une bonne nouvelle. Oui, Il m’a envoyé afin de panser ceux qui ont le cœur brisé, d’annoncer aux captifs leur délivrance et à ceux qui sont prisonniers leur mise en liberté, afin de proclamer l’année de la faveur de l’Eternel et un jour de rétribution pour notre Dieu, afin de consoler tous ceux qui mènent deuil, et d’apporter à ceux qui, dans Sion, sont endeuillés, la splendeur au lieu de la cendre, pour mettre sur leur tête l’huile de l’allégresse au lieu du deuil, et pour les vêtir d’habits de louange au lieu d’un esprit abattu, afin qu’on les appelle : ‘Les chênes de justice, la plantation de l’Eternel qui manifestent sa splendeur’ ».[4]

 

Ces prophéties s’accomplirent dans la vie de Jésus, le Messie de la promesse. Les quatre Evangiles rapportent tous que Jésus fut rempli du Saint-Esprit au début de son ministère, lorsqu’Il fut baptisé par Jean Baptiste.[5]

 

Plus tard, alors qu’on lui demandait qui était Jésus, Jean Baptiste dit: « En effet, l’envoyé de Dieu dit les paroles mêmes de Dieu, car Dieu lui donne son Esprit sans aucune restriction. Le Père aime le Fils et Lui a donné pleins pouvoirs sur toutes choses. »[6]

 

A l’aube du ministère de Jésus, le Saint-Esprit vint se poser sur Lui dans toute sa puissance et demeura sur Lui. Tout de suite après, l’Esprit l’emmena dans le désert où le diable tenta de le vaincre, sans y parvenir.[7] Après avoir surmonté les tentations, Jésus, rempli de la puissance de l’Esprit, commença son ministère auprès du peuple.[8]

 

Lorsque Jésus retourna à Nazareth, le village qui l’avait vu grandir, Il fut choisi pour lire un passage des Ecritures dans la synagogue. Il choisit de lire le passage du livre d’Esaïe qui parlait du ministère du Messie ; après l’avoir lu, Jésus déclara sans ambiguïté que ce passage parlait de Lui, et qu’Il était le Messie sur lequel l’Esprit du Seigneur était venu :

 

« Il roula le livre, le rendit au servant et s’assit. Dans la synagogue, tous les yeux étaient braqués sur Lui. —Aujourd’hui même, commença-t-Il, pour vous qui l’entendez, cette prophétie de l’Ecriture est devenue réalité. »[9]

 

Par ces paroles, Jésus déclarait que sa mission avait commencé, Il allait annoncer la bonne nouvelle, libérer les captifs, et guérir et délivrer ceux qui étaient opprimés par la puissance de l’Esprit de Dieu venu sur Lui. Le Saint-Esprit, qui était descendu sur Jésus, joua un rôle essentiel dans son ministère—en le guidant, en Le conseillant et en Le revêtant de puissance.

 

Juste avant qu’Il ne monte au ciel, Jésus dit à ses disciples qu’Il leur enverrait « ce que mon Père a promis », c’est à dire le Saint-Esprit, la puissance de Dieu ; Il ajouta qu’ils devaient rester à Jérusalem, jusqu’à ce qu’ils soient revêtus de la puissance d’en haut.[10]

 

Alors, le Saint-Esprit qui avait guidé et conseillé Jésus et L’avait revêtu de puissance, ferait la même chose pour ses disciples. Pour préparer ses disciples à son départ, Jésus leur expliqua que pour que le Saint-Esprit vienne, il fallait qu’Il s’en aille, mais qu’une fois qu’Il serait parti, l’Esprit viendrait à eux. Il leur dit: « Il vaut mieux pour vous que Je m’en aille. En effet, si Je ne m’en vais pas, le Défenseur ne viendra pas à vous. Mais si Je m’en vais, alors Je vous l’enverrai.[11]

 

Jésus leur dit qu’il était nécessaire qu’Il monte au ciel, qu’Il retourne au Père pour être glorifié, pour que le Saint-Esprit—le Consolateur, le Défenseur—puisse venir.

 

Jésus était resté avec ses disciples pendant trois ans et demi. Ils avaient voyagé avec Lui et vécu avec Lui, ils avaient suivi son enseignement, ils L’avaient entendu prêcher et enseigner aux foules. Ils L’avaient vu guérir les maladies, ressusciter les morts et chasser les démons. Il leur avait donné un enseignement personnalisé et ils avaient vu comment Il se comportait avec les gens—avec les riches, les pauvres, les exclus, les religieux. Ils l’avaient vu se faire arrêter, puis crucifier. Ils savaient qu’Il était mort, pourtant Il leur était apparu vivant dans la chambre vivante. Puis le moment de son départ arriva. Il avait rempli de nombreux rôles auprès eux, mais l’heure était maintenant venue de s’en aller. Il leur avait dit qu’Il demanderait au Père de leur envoyer un autre Consolateur ou Défenseur. « Je prierai le Père et Il vous donnera un autre Défenseur afin qu'Il reste éternellement avec vous. »[12]

 

Le mot Défenseur ou Consolateur employé dans ce verset est traduit du grec paraklētos, qui signifie « appelé auprès de », aide, assistant, protecteur, défenseur, consolateur ; c’est aussi celui qui plaide la cause d’un autre devant un juge, l’avocat, l’intercesseur.

 

Jésus dit ici que le Père enverra aux disciples un autre Consolateur, ce qui sous-entend qu’ils en ont déjà un, en ce moment. Jésus, le Défenseur, le Consolateur, le Conseiller et l’Avocat qu’ils ont pour l’instant va partir et, à sa place, le Père va leur envoyer le Saint-Esprit. Le rôle que Jésus tenait auprès des disciples et celui que le Saint-Esprit allait tenir auprès d’eux seraient très similaires.

 

  • Tous deux « viennent » du Père » /« sont envoyés » par le Père dans le monde.[13]
  • Tous deux sont appelés « Saint » et sont caractérisés par « la vérité. »[14]
  • Tous deux enseignent.[15]
  • Jésus est venu pour convaincre le monde, bien que beaucoup de gens ne L’aient pas reçu, et c’est aussi le cas du Saint-Esprit.[16]

 

Jésus était le Défenseur et le Consolateur de ses disciples. Il était aussi le Maître qui les enseignait et leur révélait la vérité, et un témoin. Il leur dit qu’après son départ, son Père et Lui leur enverraient un autre Consolateur qui ferait pour eux la même chose. Ce Consolateur donnerait aux disciples une formidable onction pour leur mission. Et c’est exactement ce qui arriva.

 

Première publication: avril 2013. Extraits et réédition, le 14 septembre 2017. Traduit de l’anglais par Bruno Corticelli

 



[1] Joël 2.28–29.

[2] Esaïe 11.1–2.

[3] Esaïe 42.1.

[4] Esaïe 61.1–3.

[5] Cf. Matthieu 3.13–17; Marc 1.9–11; Luc 3.21–22; Jean 1.32–34.

[6] Jean 3.34–35.

[7] Luc 4.1–2.

[8] Luc 4.14–15.

[9] Luc 4.20–21.

[10] Luc 24.49.

[11] Jean 16.7.

[12] Jean 14.16.

[13] Jean 5.43, 16.28, 18.37; Jean 14.26, 15.26, 16.13.

[14] Jean 6.69, 14.26, 6, 16–17.

[15] Jean 13.13; 14.26.

[16] Jean 1.11–12; Jean 16.7–11, Jean 14.17.