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octobre 27, 2016

L’Histoire –2ème partie

  [The Story—Part two]

Par Peter Amsterdam

Cet article continue avec l’histoire derrière le message de l’Evangile. Comme je l’ai mentionné précédemment, si l’intrigue et le récit ne changent pas, il y a plusieurs façons de raconter l’histoire. Ce résumé pourrait vous remettre en mémoire des aspects ou des détails auxquels vous n’avez pas pensé depuis un certain temps, et cela pourrait aussi vous être utile lorsque vous transmettrez ce message à d’autres personnes. Cette seconde partie commence au Nouveau Testament.

A l’époque de la naissance de Jésus, Israël était un pays occupé. En vertu des promesses de la Bible, de nombreux Juifs espéraient et attendaient que Dieu suscite un roi, un messie, qui les libérerait du joug de Rome et rétablirait l’indépendance politique d’Israël. Ils avaient l’espoir qu’Israël serait gouverné par un roi juste dont le règne inaugurerait une ère nouvelle.

Jésus prêchait que le royaume était proche. « Le royaume de Dieu » ou « le royaume des cieux » est mentionné plus de 70 fois dans les Evangiles. Pour les Juifs du 1er siècle de notre ère, cela voulait dire que Jésus prendrait la tête d’un mouvement qui vaincrait les Romains et qu’Il apporterait toutes les bénédictions promises par Dieu dans l’Ancien Testament. D’après certains passages des Evangiles, il semble que certains des disciples de Jésus pensaient la même chose.

Mais ce n’était pas du tout le plan de Dieu. En fait, une grande partie du message de Jésus, les paraboles qu’Il racontait, et ses actes, comme la fois où Il expulsa les changeurs de monnaie hors du temple et renversa leurs tables, proclamaient un jugement à l’encontre d’Israël, comme l’avaient fait, avant Lui, de nombreux prophètes de l’Ancien Testament. Jésus enseignait que l’ancienne façon de pardonner les péchés, au moyen de sacrifices rituels, était caduque, et que le temple physique, les sacrifices, le strict respect de la Torah, les Lois de Moïse, n’étaient plus nécessaires. —Il annonçait qu’Israël allait être jugé et détruit à cause de ses péchés. A peine quelques décennies plus tard, en 70 après J.-C., les Romains détruisirent le temple et la ville, et interdirent aux Juifs de vivre à Jérusalem. En 132 après J.-C., une partie de la nation juive se révolta à nouveau contre Rome. En représailles, les Romains détruisirent environ 1 000 villages en Judée centrale, et massacrèrent, exilèrent ou réduisirent en esclavage leurs habitants.

La réalisation des promesses de Dieu, selon lesquelles le salut du monde entier viendrait d’Israël, allait se faire d’une façon tout à fait inattendue. Le salut viendrait par le sacrifice de Jésus sur la croix. Leur messie donnerait l’impression d’avoir échoué, d’être quelqu’un qui avait fait de belles promesses mais qui serait finalement exécuté par les autorités. Mais ce « messie raté » est ressuscité d’entre les morts et n’a plus connu la mort, et ce faisant, Il a vaincu la mort à jamais. Personne auparavant n'était mort puis ressuscité, sans avoir à mourir plus tard. Il y avait bien eu quelques personnes qui étaient ressuscitées, comme Lazare, mais par la suite, ils étaient morts à nouveau. Mais pas Jésus. Dans le cas de Jésus, Dieu a fait quelque chose  d’entièrement nouveau. 

Ces événements constituaient le point d’orgue de tout ce que les Ecritures avaient prédit sur le salut du monde. C’était un changement fondamental qui annonçait le début d’une ère nouvelle, appelée « les derniers jours », une période qui a commencé à la résurrection de Jésus et qui se terminera à son retour, lorsque la victoire sur la mort sera complète, et que ceux qui ont choisi de Lui appartenir seront ressuscités – en corps et en esprit.

Jésus fut le premier à ressusciter, y compris physiquement, et Il est maintenant au ciel, en corps et en esprit. Son corps a subi une transformation. Dieu a créé un nouveau type de corps quand Il a ressuscité le corps de Jésus : Il Lui a donné un corps matériel que l’on pouvait toucher, mais qui était bien plus que matériel puisqu’il pouvait disparaître et apparaître à volonté, et passer à travers les murs et les portes. Ce type de corps n’existait pas auparavant, mais maintenant il existe en Jésus. C’est ce corps-là que les êtres humains possèderont à la fin des « derniers jours »[1]. Jésus est monté au ciel dans un corps physique. Aujourd’hui, le Seigneur glorifié vit avec un esprit et un corps. Ceux qui reçoivent Jésus comme leur Sauveur ressusciteront de la même façon – en corps et en esprit.

Par sa mort et sa résurrection, Jésus a accompli les promesses et les engagements contenus dans les écritures juives, et c’est ainsi que tout a changé !

Sa mort et sa résurrection rendaient le temple inutile, puisque désormais les péchés n’avaient plus besoin d’être pardonnés chaque année par un sacrifice dans le temple, mais qu’ils étaient pardonnés une bonne fois pour toutes, pour l’éternité, par le sacrifice de la mort de Jésus. Le temple n’était plus l’habitation de Dieu, puisqu’après la Pentecôte, Dieu le Saint-Esprit demeurerait chez les croyants.  

Désormais, les paroles de Jésus supplantaient la Torah puisqu’Il était la Parole incarnée. Lorsqu’Il disait : « Vous avez appris qu'il a été dit … Eh bien, Moi, Je vous dis », Il voulait dire par là que ses paroles avaient une plus grande autorité que les Lois de Moïse, qu’Il en donnait une nouvelle version et qu’Il était en droit de le faire.

Quand Jésus prit son dernier repas avec ses disciples, Il célébrait la Pâque, l’événement au cours duquel le sang d’un agneau avait été aspergé sur les montants de portes, ce qui avait sauvé les premiers nés Juifs de l’ange de la mort et avait permis aux Juifs de quitter l’Egypte. Toutefois, au cours de ce dernier repas, Il leur enseigna que le sacrifice qui allait avoir lieu marquait une nouvelle alliance, une nouvelle convention—et que son sang, versé sur la croix, nous sauverait pour toujours du péché et amènerait une nouvelle délivrance de l’esclavage du péché et de la mort.

La porte, qui avait été fermée par la faute du péché d’Adam, est maintenant rouverte. La séparation n’existe plus. Désormais, tout le monde a la possibilité de faire partie de la famille de Dieu. L’humanité a reçu le droit de devenir enfants de Dieu grâce à Jésus.[2]  L’Esprit de Dieu habitera en quiconque reçoit Jésus, et lui conférera sa puissance.

Le point essentiel de cette histoire c’est que la mort et la résurrection de Jésus ont inauguré une ère nouvelle, une nouvelle création, le commencement du royaume de Dieu sur terre. Désormais, les peuples de la terre peuvent être réconciliés avec Dieu. Le pardon permanent des péchés est à la portée de tous, les êtres humains n’ont pas à payer le prix de ce pardon puisqu’il a été payé en totalité par la mort de Jésus. Nous faisons partie de la nouvelle création de Dieu. Nous sommes réconciliés avec Lui, nous sommes à nouveau dans ses bonnes grâces, nous pouvons devenir son enfant, et nous sommes appelés à aider les autres à se réconcilier, eux aussi, avec Lui.

Ainsi, celui qui est uni au Christ est une nouvelle créature : ce qui est ancien a disparu, voici: ce qui est nouveau est déjà là. Tout cela est l'œuvre de Dieu, qui nous a réconciliés avec Lui par le Christ et qui nous a confié le ministère de la réconciliation. En effet, Dieu était en Christ, réconciliant les hommes avec Lui-même, sans tenir compte de leurs fautes, et Il a fait de nous les dépositaires du message de la réconciliation. Nous faisons donc fonction d'ambassadeurs au nom du Christ, comme si Dieu adressait par nous cette invitation aux hommes : « C'est au nom du Christ que nous vous en supplions: soyez réconciliés avec Dieu. »[3]

L’histoire ne s’arrête pas là, car en définitive, la mort elle-même sera vaincue et la création sera entièrement restaurée et débarrassée à jamais de la malédiction, du péché et du mal.[4]

Jésus, Dieu le Fils, a été mis au monde par une femme et a vécu une vie d’homme. Il était l’incarnation de la nature profonde et du caractère de Dieu. Ses actes, ses paroles, sa vie, ont montré la nature profonde de Dieu, Lequel s’est révélé de façon tangible dans la vie de Jésus. L’amour ultime, la profonde compassion, la haine du mal; la colère face à l’injustice, à l’hypocrisie et à l’exploitation des pauvres et des personnes vulnérables; la miséricorde et la bienveillance; tous ces aspects de la personnalité de Dieu ont été révélés de façon que nous, les êtres humains, puissions comprendre.

Jésus était l’amour de Dieu, la Parole de Dieu, vivant ici-bas parmi nous. Il a été appelé à payer le prix ultime en mourant pour les péchés du monde, et ce faisant, Il nous a permis d’être réconciliés avec Dieu, de devenir enfants de Dieu, et d’avoir le droit de recevoir l’héritage de notre Père, c’est-à-dire la vie éternelle.

Nous-mêmes, ses enfants adoptifs[5], en tant que membres de la famille de Dieu, avons un rôle important à jouer dans la grande histoire de Dieu, dans son amour pour l’humanité, son amour pour sa création. Car nous sommes appelés à partager cette histoire avec ceux qui ne l’ont pas entendue, ceux qui ne la comprennent pas, et avec ceux qui ont du mal à y croire. Comme l’Esprit de Dieu habite en nous, nous sommes des temples du Saint-Esprit. Nous sommes des ambassadeurs du Christ, nous avons une relation personnelle avec Dieu, et la commission que Jésus Lui-même nous a confiée est de partager le message, de raconter l’histoire, d’annoncer aux autres qu’ils peuvent, eux aussi, faire partie de la famille de Dieu. Ils peuvent faire partie du royaume de Dieu, de sa nouvelle création. Leurs péchés peuvent être pardonnés gratuitement, puisque leur billet d’entrée dans la famille de Dieu a déjà été payé. Il leur suffit de le demander.

Il est bon de garder à l’esprit le dénouement de toute cette histoire, de se rappeler tout ce que Dieu nous offre, et que cela soit encore présent dans notre cœur et notre esprit quand nous l’offrons aux autres. Ceux qui deviennent membres de la famille de Dieu vivront pour toujours dans un lieu d’une beauté inouïe, une ville « belle comme une mariée qui s'est parée pour son époux »[6], rayonnant d’un éclat ressemblant à celui de joyaux[7], entourée d’une muraille ornée de pierres précieuses[8]. Un lieu qui n’a besoin ni du soleil ni des étoiles car la gloire de Dieu l’éclaire[9]. La mort ne sera plus et il n'y aura plus ni deuil, ni plainte, ni souffrance.[10] C’est un lieu où le mal ne pourra pénétrer[11], un lieu où Dieu habitera avec les hommes[12]. Pour toujours! Notre message est un message de joie et de bonheur, offrant la possibilité de vivre éternellement dans le plus bel endroit qui puisse exister, et proposant une vie nouvelle, dès maintenant. C’est sans conteste le message le plus important qui soit.

En tant que bénéficiaires de ces bénédictions éternelles, en tant qu’ambassadeurs et émissaires du Christ, nous devons faire de notre mieux pour vivre d’une manière qui reflète Dieu et son amour, et qui laisse passer la lumière et la chaleur de Dieu à travers nous, ses enfants. Nous sommes censés être des messagers de l’invitation de Dieu, qui invitent tout un chacun à la fête, au royaume de Dieu.[13] Nous avons la responsabilité de prêcher l'Evangile, la bonne nouvelle que tout le monde peut devenir un enfant de Dieu, et que son don gratuit est pour tous.

Nous sommes appelés à être des messagers d’amour, en paroles et en actes, auprès d’un monde qui a désespérément besoin de Dieu, de son amour, de son pardon et de sa miséricorde[14]. Nous sommes ses émissaires ; notre travail consiste à transmettre l’invitation, à partager la bonne nouvelle, à raconter l’histoire, et à le faire d’une façon qu’ils puissent bien comprendre, grâce à nos paroles, nos actes et notre amour. Invitez-les !

Et l'Esprit et l'Epouse disent : —Viens! Que celui qui entend ces paroles dise : —Viens! Que celui qui a soif vienne. Que celui qui veut de l'eau de la vie la reçoive gratuitement.[15]

Première publication : février 2012. Réédité sur Anchor, le 16 août 2016. Traduit de l’anglais par Bruno et Françoise Corticelli.



[1] Philippiens 3:20–21, 1 Corinthiens 15:42–44, 49, 1 Jean 3:2.

[2] Jean 1:12.

[3] 2 Corinthiens 5:17–20.

[4] Apocalypse 21:1, 4–5.

[5] Galates 4:4–7.

[6] Apocalypse 21:2.

[7] Apocalypse 21:10–11.

[8] Apocalypse 21:18–21.

[9] Apocalypse 21:23.

[10] Apocalypse 21:4.

[11] Apocalypse 21:27.

[12] Apocalypse 21:3.

[13] Luc 14 :23.

[14] Romains 10:14.

[15] Apocalypse 22:17.