Les mots ont le pouvoir de blesser ou de guérir

septembre 23, 2026

[Words Can Hurt or Heal]

 Une compilation

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 La Bible nous dit que nos paroles détiennent le pouvoir de vie et de mort (Proverbes 18.21). Les mots peuvent être une source d'encouragement tout comme ils peuvent causer du découragement. « Une personne qui dit n’importe quoi blesse comme une épée » (Proverbes 12.18), mais « combien est agréable une parole dite à propos! » (Proverbes 15.23). …           

Nos paroles peuvent avoir un impact sur la santé émotionnelle et spirituelle de ceux qui nous sont chers. … Est-ce que nos paroles contribuent à édifier nos enfants, notre conjoint et nos proches, ou à les rabaisser ? Est-ce que nous donnons de l’espoir au gens ou est-ce que nous les démoralisons ? Proverbes 15.4 nous dit : « Des paroles douces sont comme un arbre de vie, mais la langue malfaisante démoralise. »           

Jésus nous enseigne que nos paroles expriment ce que nous avons dans le cœur  : « En effet, la bouche exprime ce dont le cœur est plein » (Matthieu 12.34–37). …Un esprit critique profère des paroles méprisantes ; un cœur amer, des paroles blessantes ; un cœur moralisateur, des paroles accusatrices ; un cœur ingrat, des griefs. En revanche, un cœur aimant prononcera des paroles encourageantes ; un cœur serein, des paroles de foi ; un cœur humble, des paroles d’approbation ; un cœur rempli de joie, des paroles de gratitude. L’amour, le contentement, l’humilité et la joie—Voilà les qualités qui, cultivées en nous, nous permettront de prononcer des paroles de vie aux autres.—GotQuestions.org[1] 

Comment se fait-il que des paroles désobligeantes peuvent nous faire si mal et nous blesser si profondément ? Après tout, les paroles blessantes ne laissent aucune trace physique ; aucun sang n’est versé, aucun hématome n’apparait, aucun organe vital n’est touché ou perforé. Pourtant, les paroles sortant de la bouche d’une personne peuvent être si cruelles et blessantes qu’elles peuvent ôter à quelqu’un l’envie de manger, de sourire, d’espérer et de croire. Comment d’imperceptibles vibrations de l’air, de simples ondes sonores, peuvent-elles infliger de tels dommages à un être humain ? Cela échappe à toute explication scientifique, car il est question ici de l’âme et de l’esprit. …     

Les mots peuvent faire mal parce qu’ils peuvent s’infiltrer dans notre âme et la blesser ….Cette part intérieure de nous-même que beaucoup d’entre nous négligent parce que nous avons consacré tout notre temps, notre argent et notre énergie à notre être physique. L’âme humaine peut être secourue ou meurtrie par les mots. Les mots peuvent l’encourager ou la plonger dans le découragement. Les mots peuvent « s’infiltrer » en nous… pas seulement dans nos oreilles et notre cerveau, mais jusque dans notre âme et notre esprit.

Si vous avez été blessé par les paroles de quelqu’un, il est fort probable que votre âme en souffre. Vous ne pouvez pas vous rendre aux urgences pour faire soigner cette blessure. Il n’y a aucune plaie physique à montrer au médecin ; pourtant la blessure est bien réelle. Où pouvons-nous nous réfugier lorsque notre âme est meurtrie ? Le Psaume 23 nous donne la réponse en évoquant notre Bon Berger qui nous mène à des eaux paisibles et restaure notre âme. Si les paroles humaines peuvent blesser notre âme, un seul mot de Dieu suffit à nous guérir.           

Psaumes 107.20 nous dit : « il a envoyé sa parole et les a guéris. » Une parole agréable peut même guérir votre corps ! Proverbes 16.24 dit : « Les paroles agréables sont un rayon de miel : elles sont douces pour l'âme et porteuses de guérison pour le corps. » —Greg A. Lane[2]

*           

Fred Craddock, est conférencier au Séminaire théologique Phillips, aux États-Unis. Il rapporte un épisode survenu alors qu'il était en vacances dans le Tennessee. Il était en train de dîner au restaurant avec sa femme lorsqu’un homme d’un certain âge les a abordés et leur a demandé comment ils allaient et s’ils passaient de bonnes vacances. Lorsque le vieil homme lui demanda ce qu’il faisait dans la vie, Fred vit l’occasion de se débarrasser de lui. « Je suis prédicateur  », répondit-il.           

« Vous êtes prédicateur ? C'est formidable. Permettez-moi de vous raconter l’histoire d'un prédicateur. » Le vieil homme s’assit à leur table et commença à parler. A mesure qu’il parlait, l’agacement de Fred se mua en une profonde humilité. Le vieil homme expliqua qu’il était un bâtard — au sens littéral du terme, pas au sens figuré. Sa naissance, marquée par l'absence d'un père connu, avait été une véritable disgrâce dans la petite communauté où il avait grandi au début du 20e siècle.           

Un jour, un nouveau pasteur arriva à l’église du village. Le vieil homme raconta que, dans sa jeunesse il n’avait jamais mis les pieds à l’église, mais qu’un dimanche, il décida d’y aller pour écouter le prêche du nouveau pasteur. Il était bon. Le jeune garçon illégitime y retourna à plusieurs reprises ; de fait, il finit par assister au culte presque toutes les semaines. Mais sa honte le suivait partout. Le pauvre gamin arrivait systématiquement en retard et filait dès que le service était fini, pour éviter tout contact avec les autres fidèles.  

Or, un dimanche, il se laissa tellement emporter par le sermon qu’il en oublia de sortir. Avant qu’il ait eu le temps de réagir, l’office se termina et les allées commencèrent à se remplir de fidèles qui sortaient.           

Il se retourna et vit le pasteur, un grand homme imposant, qui le regardait de haut et lui demanda : « Comment tu t’appelles, mon garçon ? De qui es-tu le fils ? Le petit garçon fut tétanisé ; ce qu'il redoutait par-dessus tout venait d'arriver. Mais avant qu'il puisse ouvrir la bouche, le pasteur dit : « Mais bien sûr, je sais qui tu es. Je connais ta famille. La ressemblance est frappante. Oui c’est ça, tu es le fils de…, le fils de …Tu es le fils de Dieu ! »           

Le vieil homme ajouta : « Vous savez, monsieur, ces paroles ont changé ma vie. »  Sur ce, il se leva et partit.—Ben Hooper, qui fut gouverneur du Tennessee durant deux mandats[3] 

*           

Durant des années, j’ai surveillé des enfants qui jouaient dans la cour d’école pendant la récréation. Entre les courses, les sauts, le chahut et les jeux bon enfant, il n’était pas rare que l’un d’eux reçoive un coup, subisse un croche-pied, ou se fasse bousculer, etc.      

Bien souvent, le gamin qui avait causé l’incident s’empressait de lever les mains en s’écriant : « C’est pas ma faute ! » ou « Je l’ai pas fait exprès ! » Mais il est évident que le plus important n’était pas de chercher un coupable. La priorité, c’ était de s’occuper du « blessé ».           

J’ai vu cette scène se reproduire tellement de fois que j’ai fini par comprendre que la plupart d’entre nous devons apprendre à avoir de l’empathie. Ça ne vient pas naturellement. Les enfants confondaient « je suis désolé » avec un aveu de culpabilité, et comme ils n’avaient blessé personne volontairement, ils ne voyaient pas pourquoi ils devraient présenter leurs excuses à la victime. Mais dans la vie, comme dans la cour d’école, on blesse parfois quelqu’un sans le vouloir — et c’est là qu’il faut apprendre à demander pardon.       

Nous avons peut-être nos raisons. Nous n’avons sans doute pas pris la pleine mesure de la situation, ni réfléchi aux conséquences et aux implications de ce que nous avons dit ou fait. Peut-être y avait-il des circonstances atténuantes, des malentendus, d’autres personnes impliquées. Chaque histoire a au moins deux points de vue. Le problème, c’est que lorsqu’on dit « Je suis désolé, mais laisse-moi expliquer », on finit souvent par recentrer le discours sur soi, au détriment de la personne que nous avons blessée. On a tendance à se voir comme la victime d’un malentendu. Il peut être utile de clarifier les choses si possible, et de donner notre version. Mais avant toute chose, quelqu’un a-t-il été blessé ? Des excuses formulées avec sincérité font l’effet d’baume réparateur.           

Revenons à la cour de récréation ; une autre leçon que j’ai apprise en 35 ans de travail avec des enfants, c’est que plus vite on demande pardon, en général, plus vite l’autre personne pardonne. C’est ce qu’il y a de plus beau .—Sally Garcia

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Présenter des excuses ne veut pas toujours dire que vous avez tort et que l'autre a raison. Cela veut simplement dire que votre relation compte plus pour vous que votre ego.—Auteur inconnu

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Lorsque des excuses s’imposent, n’hésitez pas les présenter sincèrement, puis joignez le geste à la parole.—Judy Ford

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L’excuse est un parfum exquis ; elle peut transformer le moment le plus maladroit en un cadeau gracieux.Margaret Lee Runbeck 

Publié sur Anchor le 27 août 2026. Traduit de l’original par Bruno Corticelli.
Lu par Clotilde Marie. Musique de Michael Dooley.



[1] “What does it mean to speak life?” [Que signifie parler des paroles de vie ?] gotquestions.org, https://www.gotquestions.org/speak-life.html

[2] Greg A. Lane, My Morning Walks with God [Mes promenades matinales en compagnie de Dieu] (Inspired Design & Graphics, 2016).

[3] Source: Reported in Tony Campolo, It’s Friday but Sunday’s Comin’[rapporté par Tony Campolo dans C’est vendredi mais c’est bientôt Dimanche] (Word, 1985).

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