La Résurrection de Jésus—1re partie

avril 17, 2026

[The Resurrection of Jésus—Part 1]

Peter Amsterdam

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Tout au long de son ministère, Jésus a prédit sa mort et sa résurrection. Dans l’Évangile de Marc nous lisons que Jésus « commença à leur enseigner qu'il fallait que le Fils de l'homme souffre beaucoup, qu'il soit rejeté par les anciens, par les chefs des prêtres et par les spécialistes de la loi, qu'il soit mis à mort et qu'il ressuscite trois jours après » (Marc 8.31). Bien que les paroles de Jésus nous paraissent maintenant limpides, les événements qui se sont produits montrent que les disciples n’avaient pas tout à fait compris ce qu’Il voulait dire.

On retrouve dans chacun des quatre Évangiles le récit des femmes arrivées au tombeau de Jésus le dimanche au lever du jour. L’Évangile de Luc explique que plus tôt, après que les femmes eurent vu le tombeau où le corps de Jésus reposait, elles retournèrent chez elles et préparèrent des huiles aromatiques et des parfums. Puis elles observèrent le repos du sabbat, comme la Loi le prescrit » (Luc 23.56).  L’Évangile de Marc nous dit que « quand le sabbat fut passé, Marie de Magdala, Marie mère de Jacques, et Salomé achetèrent des aromates pour aller embaumer le corps de Jésus » (Marc 16.1). Une fois le sabbat terminé (le samedi au coucher du soleil), les boutiques rouvrirent et les femmes purent acheter les épices nécessaires pour oindre le corps de Jésus.

Les quatre Évangiles rapportent que la lourde pierre scellant l'entrée du sépulcre où le corps de Jésus avait été déposé le vendredi était déplacée. L’Évangile de Matthieu donne des détails supplémentaires :

Tout à coup, voici qu’il y eut un violent tremblement de terre : un ange du Seigneur descendit du ciel, s’approcha de la tombe, roula la pierre de côté et s’assit sur elle. Il avait l’apparence de l’éclair, et ses vêtements étaient aussi blancs que la neige. Les gardes furent saisis d’épouvante : ils se mirent à trembler et devinrent comme morts (Matthieu 28.2–4).

L’Évangile de Matthieu est le seul à mentionner que la terre ait tremblé à ce moment-là. Il précise que la cause du tremblement de terre était qu’un ange du Seigneur descendit du Ciel et roula la pierre de côté.

Outre le fait que la pierre ait été roulée, les quatre Évangiles rapportent la présence d'êtres célestes près du sépulcre. Alors que l’Évangile de Matthieu mentionne la présence d’un ange du Seigneur, l’Évangile de Luc nous dit : « Elles pénétrèrent à l’intérieur, mais ne trouvèrent pas le corps du Seigneur Jésus. Pendant qu’elles en étaient encore à se demander ce que cela signifiait, deux personnages vêtus d’habits étincelants se tinrent tout à coup devant elles » (Luc 24.3–4).

L’Évangile de Matthieu nous rapporte que les gardes qui étaient postés devant la tombe virent un ange du Seigneur et « furent saisis d’épouvante : ils se mirent à trembler et devinrent comme morts » (Matthieu 28.2–4). Les gardes qui étaient postés pour garder le corps de Jésus sont devenus eux-mêmes comme morts en présence de l’ange. Par contre, Celui qui était mort était maintenant ressuscité.

Les Évangiles de Matthieu, Marc, et Luc rapportent que l'ange (ou les anges) s'adressèrent aux femmes, leur enjoignant de ne pas avoir peur. Ils leur annoncèrent la bonne nouvelle que Jésus était ressuscité d’entre les morts.

Mais l’ange, s’adressant aux femmes, leur dit : —Vous autres, n’ayez pas peur ; je sais que vous cherchez Jésus, celui qui a été crucifié. Il n’est plus ici, car il est ressuscité comme il l’avait dit. Venez voir l’endroit où il était couché (Matthieu 28.5–6). (Voir aussi Marc 16.5–6; Luc 24.5–8).

On nous rapporte que les femmes se souvinrent alors que Jésus avait dit qu’Il serait crucifié et qu’Il ressusciterait le troisième jour. A leur retour du tombeau, elles annoncèrent tout cela aux apôtres mais « ceux-ci trouvèrent leurs propos absurdes et n’y ajoutèrent pas foi » (Luc 24.8–11).

Dans l’Évangile de Jean, le récit est centré sur la personne de Marie de Magdala. Constatant que la pierre avait été retirée de l’entrée du tombeau, la première chose que fit Marie de Magdala fut de courir en ville pour annoncer à Pierre et à l’autre disciple (sans doute Jean) que quelqu’un avait emporté le corps de Jésus hors du tombeau. « On a enlevé le Seigneur de la tombe, leur dit-elle, et nous n’avons aucune idée de l’endroit où on l’a mis » (Jean 20.1–2).

Lorsque Pierre « entra dans le tombeau, [il] vit les linges qui étaient par terre, et le linge qui avait enveloppé la tête de Jésus, non pas avec les linges funéraires, mais enroulé à part, à sa place. Alors l’autre disciple, celui qui était arrivé le premier, entra à son tour dans le tombeau. Il vit, et il crut. En effet, jusque-là ils n’avaient pas encore compris que Jésus devait ressusciter d’entre les morts, comme l’avait annoncé l’Écriture » (Jean 20.3–10).

Les deux disciples s’en retournèrent alors chez eux. Après leur départ, Marie, qui se tenait dehors en pleurs près du tombeau se pencha pour regarder dans le tombeau. « Elle vit deux anges vêtus de blanc, assis à l’endroit où le corps de Jésus avait été déposé, l’un à la tête et l’autre aux pieds. Ils lui dirent : —Pourquoi pleures-tu ? —On a enlevé mon Seigneur, leur répondit-elle, et je ne sais pas où on l’a mis » (Jean 20.11–13).

Chacun des quatre Évangiles (ainsi que le livre des Actes des Apôtres) relate les apparitions de Jésus à ses disciples—aussi bien les femmes que les hommes—après sa résurrection. Dans le récit de Matthieu, lorsque certaines des disciples se rendirent au tombeau pour oindre le corps de Jésus, elles trouvèrent le tombeau vide. Un ange leur apparut et leur commanda d’aller dire aux apôtres que Jésus était vivant et qu’Il se rendait en Galilée où ils Le rencontreraient (Matthieu 28.6–7).

Après que l’ange les eut instruites de dire aux disciples que Jésus était vivant, « elles s'éloignèrent rapidement du tombeau, avec crainte et une grande joie, et elles coururent porter la nouvelle aux disciples » (Matthieu 28.8). Le fait que les femmes s’éloignèrent avec crainte montre qu’elles étaient émerveillées d’avoir été visitées par un être céleste.

Après avoir vu un ange et reçu un message à transmettre aux disciples, les femmes furent ensuite abordées sur la route par Jésus ressuscité Lui-même .

Et voici que, tout à coup, Jésus vint à leur rencontre et leur dit : —Salut à vous. Elles s’approchèrent de lui, lui embrassèrent les pieds et l’adorèrent. Alors Jésus leur dit : « N’ayez aucune crainte ! Allez dire à mes frères qu’ils doivent se rendre en Galilée : c’est là qu’ils me verront » (Matthieu 28.9–10).

Il est difficile d’imaginer la joie et l’émerveillement qu’elles ressentirent à la vue de Jésus ressuscité. En Lui embrassant les pieds et en L’adorant, elles montraient qu'elles comprenaient qu'Il était bien plus qu'un simple homme. Cela montre également que le corps ressuscité de Jésus était un corps bien réel, et pas seulement une vision ou une apparition. Les femmes reconnaissaient sa nature divine .

Jésus réitère le commandement de l’ange : N’ayez aucune crainte, et leur rappelle de dire aux disciples « qu’ils doivent se rendre en Galilée : c’est là qu’ils me verront »

Dans l’Évangile de Matthieu, les femmes sont présentes à tous les moments importants de la mort et de la résurrection de Jésus. Elles étaient au pied de la croix lorsqu’Il expira, elles furent les premières au tombeau, et furent les premières à voir le Seigneur ressuscité. 

Pendant que les femmes étaient en chemin pour aller dire aux disciples de se rendre en Galilée, comme elles en avaient reçu l'ordre dans le récit de l’Évangile de Matthieu, « quelques hommes de la garde entrèrent dans la ville et annoncèrent aux chefs des prêtres tout ce qui était arrivé » (Matthieu 28.11). Normalement, les gardes auraient dû rendre compte des événements qui étaient survenus à leurs propres officiers, mais Ponce Pilate avait détaché les gardes romains auprès des chefs juifs auxquels ils devaient désormais rendre compte. (Matthieu 27.64–65). Peut-être les gardes étaient-ils soulagés de ne pas avoir à rendre compte à leurs supérieurs romains, car ils auraient dû avouer qu'ils n’avaient pas pu empêcher qu'un corps soit enlevé d'une tombe qu’ils étaient censés garder.

Après avoir entendu les gardes, les principaux sacrificateurs et les anciens décidèrent que la meilleure marche à suivre était de soudoyer les gardes pour qu'ils mentent sur ce qui s'était passé. Nous lisons que les chefs des prêtres « versèrent aux soldats une forte somme d’argent » ; ainsi, en acceptant le pot de vin les soldats acceptèrent de mentir Matthieu 28.12–14). Dans l’armée romaine, s’endormir pendant qu’ils montaient la garde constituait une faute grave, par conséquent il était très risqué d’avouer à ses supérieurs que ses disciples étaient venus pendant la nuit et qu’ils avaient volé son cadavre. Cependant, pour la grosse somme d’argent qu’on leur offrait, ils décidèrent apparemment que le risque en valait la peine. « Les soldats prirent l’argent et se conformèrent à ces consignes. Cette version des faits s’est propagée parmi les Juifs où elle a cours jusqu’à aujourd’hui » (Matthieu 28.15).

À l’époque de la rédaction de l’Évangile de Matthieu (probablement aux environs de l’an 70 après J.-C.), le faux récit d’après lequel les disciples seraient venus de nuit pour voler le corps de Jésus dans le tombeau pendant que les gardes dormaient aurait circulé depuis environ 35 ans. En dépit des tentatives de dissimuler la résurrection de Jésus, plus de deux mille ans plus tard, plus de deux milliards de personnes célèbrent Pâques chaque année dans le monde.

Première publication : juin 2022. Adapté et réédité en anglais le 23 mars.
Traduit de l’original par Bruno Corticelli.Lu par Marcel Minéo.

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