Tu aimeras ton prochain comme toi–même

juin 27, 2014

Par Cliff Leitch

« Tu aimeras donc le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta pensée et de toute ton énergie. Et voici celui qui vient en second rang : Tu aimeras ton prochain comme toi–même. Il n’y a pas de commandement plus important que ceux–là. » – Marc 12:30–31 SEM 

Dans les enseignements de Jésus, les rapports que nous entretenons avec nos semblables – que ce soient des hommes, des femmes ou des enfants – sont inséparables de notre relation avec Dieu. L’amour de Dieu et l’amour de notre prochain sont deux aspects indissociables d’une même vocation : 

« Je vous donne un commandement nouveau : aimez–vous les uns les autres. Oui, aimez–vous les uns les autres, comme Je vous ai aimés. Ayez de l’amour les uns pour les autres. Alors tout le monde saura que vous êtes mes disciples. » – Jean 13:34–35 PDV

En général, quand on parle de son prochain, on pense aux personnes de notre entourage ou de notre voisinage, mais dans la bouche de Jésus, le mot prochain englobait l’humanité tout entière – y compris nos ennemis ! Dans sa célèbre parabole du Bon Samaritain, Jésus indique clairement qu’« aimer son prochain » signifie aimer tous les êtres humains, partout dans le monde – et pas seulement nos amis, nos alliés ou nos compatriotes, etc. (cf. Luc 10:25–37).

Les Juifs et les Samaritains étaient des ennemis héréditaires. Les Juifs de l’époque de Jésus considéraient les Samaritains comme des personnes rituellement impures, des parias de la société, et même des hérétiques d’un point de vie religieux. Pourtant, c’est un Samaritain qui a eu pitié du pauvre homme qui s’était fait agresser et voler [sur la route de Jéricho]. Il a donné librement de son temps et de son argent pour venir en aide à cet homme Juif, qui était non seulement un étranger mais un ennemi de son pays. Dans sa parabole du Bon Samaritain, Jésus nous dit : « Va, et toi aussi fais la même chose. »

Pour renforcer le fait qu’ « aimer son prochain » s’applique à tous les hommes, Jésus a élargi le champ d’application de l’amour à nos propres ennemis !  

« Vous avez appris qu’il a été dit : ‘ Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi.’  Eh bien, Moi Je vous dis : Aimez vos ennemis et priez pour ceux qui vous persécutent. Ainsi vous vous comporterez vraiment comme des enfants de votre Père céleste. » – Matthieu 5:43–45 SEM 

À l’instar du généreux Samaritain de la parabole de Jésus, nous sommes appelés à faire preuve d’amour et de sollicitude envers tous les êtres humains, où qu’ils soient, et à les traiter comme nos prochains. Nous ne devrions pas exclure qui que ce soit ou quelque groupe de personnes que ce soit, sous prétexte de leur statut social, ou de mauvais traits de caractères présumés, ou encore sous prétexte de différences de religion, de race, d’ethnie, de nationalité, ou autre.

Jésus a été on ne peut plus clair dans sa parabole des Brebis et des Boucs (cf. Matthieu 25:31–46). Nous ne sommes pas censés nous cantonner dans notre égoïsme ou nous endurcir. Nous sommes appelés à mettre notre foi en pratique et à vraiment aimer nos prochains, en particulier ceux qui sont moins bien lotis que nous. 

Dieu a doté chacun de nous de dons et de talents pour Le servir. La mission qu’Il nous a confiée ici-bas consiste à faire usage de nos talents et de nos dons au service des autres ! Chacun de nous a quelque chose à offrir à des personnes qui sont dans le besoin. Nous pouvons donner de l’argent et de notre temps à une organisation ou une association caritative, nous pouvons nous lier d’amitié avec une personne malade ou solitaire, nous pouvons faire du bénévolat, ou être un artisan de la paix. Nous pouvons consacrer du temps à notre épouse ou notre époux, à nos enfants, à nos parents. Nous pouvons choisir une occupation axée sur le service, ou tout simplement faire preuve d’intégrité et montrer du respect aux autres dans l’accomplissement de nos tâches quotidiennes.

On pourrait croire que plus on donne aux autres plus on s’appauvrit, mais en réalité, c’est exactement le contraire qui se produit! Servir les autres donne un sens à notre vie et nous apporte un épanouissement que l’argent, le pouvoir, les possessions matérielles et la poursuite égoïste du bonheur seraient incapables de nous procurer. Comme Jésus le disait :  

« Donnez aux autres et Dieu vous donnera : on versera dans la grande poche de votre vêtement une bonne mesure, bien serrée et secouée, débordante. Dieu mesurera ses dons envers vous avec la mesure même que vous employez pour les autres. » – Luc 6:38 PDV

Est-ce que cela veut dire que nous ne pouvons pas obéir au commandement de Jésus à moins d’avoir d’abondantes richesses à partager, ou des talents extraordinaires pour servir les autres ? Pas du tout! Ce qui compte aux yeux de Dieu, ce n’est pas combien nous donnons, mais l’esprit dans lequel nous donnons. Chacun de nous est censé donner généreusement des richesses et des talents que nous avons reçus – que ce soit un peu ou beaucoup. Jésus a comparé le peu qu’une pauvre veuve avait donné avec les sommes beaucoup plus importantes que des hommes riches avaient versées dans le trésor du temple. Les hommes riches n’avaient donné qu’une petite fraction de leurs immenses richesses. Aux yeux de Dieu, la veuve avait donné beaucoup plus qu’eux parce qu’elle avait donné de tout son cœur :

« Dans le temple, il y a un endroit où les gens donnent de l’argent en offrande. Jésus s’assoit en face et Il regarde ce qu’ils font. De nombreux riches mettent beaucoup d’argent. Une veuve pauvre arrive, et elle met deux pièces qui ont très peu de valeur. Alors Jésus appelle ses disciples et leur dit : ‘ Je vous le dis, c’est la vérité : cette veuve pauvre a donné plus que tous les autres. En effet, tous les autres ont mis de l’argent qu’ils avaient en trop. Mais elle, qui manque de tout, elle a donné tout ce qu’elle possédait, tout ce qu’elle avait pour vivre.’ »—Marc 12:41–44 PDV 

Chacun de nous a quelque chose qu’il peut donner. Certains peuvent donner de leurs richesses, d’autres de leurs talents, d’autres encore de leur temps. Quels que soient les dons que nous avons reçus —petits ou grands—nous ne devrions pas hésiter à les partager généreusement. Lorsque nous faisons cela, nous contribuons à rendre le monde meilleur pour quelqu’un d’autre et nous en éprouvons une grande satisfaction, nous trouvons un vrai sens à la vie.

Dans ses sermons et ses paraboles, Jésus cherche à nous surprendre pour nous libérer de notre égoïsme et de notre attachement aux choses matérielles. Il désire faire naître en nous une véritable passion pour le bien-être de nos semblables –des hommes, des femmes et des enfants, partout dans le monde. L’amour universel est au cœur de l’enseignement de Jésus; c’est la mission que Dieu nous a confiée ici-bas.

Ce qui compte pour Dieu, c’est l’amour que nous avons pour Lui et les uns pour les autres. La richesse, le pouvoir, le statut social n’ont aucune valeur dans le royaume de Dieu. Quand nous aimons notre prochain, nous contribuons à rendre meilleure notre partie du monde, et nous trouvons notre épanouissement dans la vie.  

Extrait de http://www.christianbiblereference.org/jneighbr.htm.
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Traduit de l’original anglais “Love Your Neighbor as Yourself” par Bruno et Françoise Corticelli.

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